vendredi 25 janvier 2008

Les démons de l'enfance

Frankenstein qui rit est poursuivi par fantôme qui grince des dents.
Le fantôme semble gagner de la distance. Bien sûr il vole, il est plus rapide. Alors il se rapproche de plus en plus... Il semble bientôt atteindre Frankenstein, et il ouvre grand la bouche comme pour l'avaler.
Mais Frankestein qui rit n'arrête pas de sourire comme s'il se moquait du fantôme...

Oh là là le cauchemar! Il se réveille en sueur. Il fait souvent ce rêve depuis qu'il a entendu une terrible bagarre éclater entre ses parents.
Vaisselle cassée! Porte qui claque! Voiture qui démarre! Maman qui pleure! Puis maman qui lui chante une berceuse comme pour le calmer.
Il est vrai qu'il n'arrêtait pas de lui donner des coups de pieds.

Là... C'est l'heure de manger. Il se met dans une position plus confortable. Il est vrai qu'il manque d'espace! En plus il doit faire attention au cordon.
Il est bien nourri. Heureusement que le chagrin de maman ne l'a pas empêchée de penser à lui et de le nourrir convenablement. C'est dur dans ces cas là de penser à quelqu'un d'autre! Mais maman sait que si ça ne marche pas avec papa, il ne lui restera que lui. C'est pourquoi elle pense à lui avant tout.
Il a besoin d'elle pur devenir quelqu'un.
Elle aura besoin de lui quand il deviendra quelqu'un.
Dans trois mois à peine il sera ce quelqu'un.

Alors il prie, il prie pour trouver un père qui l'aime à sa sortie. Il ne veut pas faire face au monde sans un papa. Sans SON papa.
Mais papa l'aime. Et même si ce n'est encore qu'un foetus, il revient vers lui.

Soleil qui brille. Vagues qui reculent. Sable doré.
Il fait souvent ce doux et merveilleux rêve depuis que papa est rentré à la maison...

Les mamous

Mon mamouren est tout mélancolique. Il est perdu, hésitant...
Ah! Si seulement on lui faisait un gomorec, ça le réconforterait, ça l'aiderait à se décider!!
C'est alors que surgit un parbiti. Il poussait des cris effrayants.
Il se jeta sur le mamouren.
-Va t'en espèce de chebonque! lui cria le mamouren. Laisse moi tranquille!
Mais le parbiti n'en fit rien.
Le dernier souffle de vie envolé, le mamouren s'en alla et le parbiti entreprit de le dévorer.
Une pamambe, ayant senti l'odeur du sang, vint partager le repas...

jeudi 24 janvier 2008

Un Mamou : Le mamouren

Le mamouren ne sait plus quoi faire.
Depuis trois jours qu'il est devant ces deux portes, il n'arrive pas à se décider laquelle ouvrir.
Alors, il reste assis, pensif. C'est un choix décisif, mais que chaque mamouren doit prendre au moins une fois dans sa vie.
Pourtant, il y a trois jours, il ne savait pas encore ce qu'il faisait là. On l'a jeté dans un trou. Sans lumière. Sans rien. Puis il a marché, et il est arrivé là. Alors il a compris ce qu'il faisait là, comme d'instinct.
Mais il ne sait pas ce qu'il y a derrière ces deux portes.
Alors il prend son courage à deux mains, ou peut être est ce la fatigue qui le laisse le croire.

Il pousse la porte de droite. Il a toujours cru qu'à droite c'était mieux.
Malheur! Il vient de perdre la première syllabe. Mouren. Il n'est plus mamourem, mais mouren.
Alors il referme vite fait la porte, et ouvre celle de gauche.
Là il perd trois lettres. De mamouren, il devient amour.
Amour! Quel concept mystérieux!! Ça parait mieux que mouren. Comment ne pas choisir amour quand il n'y a rien d'autre que mouren.
En même temps, il est pris de peur. Amour, mouren, n'est ce pas un choix difficile?
Amour quand tu frappes à ma porte, oh comme je suis content! Comme je suis heureux! J'ai le coeur qui bat, les mains moites et un noeud dans le ventre.
Mais amour, n'apportes tu pas aussi le malheur? Si je ne trouve pas un autre mamouren, qui aura perdu son 'm' et son 'en', qui verra en moi 'amour' et non 'mouren'; et bien, ça veut dire que je serais un amour seul... Alors je deviendrais mouren!!
Peut être vaut il mieux dans ce cas être mouren dès le départ, et ne point souffrir inutilement.

C'est alors que le mamouren referme la porte de gauche, et reprend celle de droite. Il est de nouveau mouren. Mais tiens tiens!! Il voit les choses d'une tout autre manière désormais. Il voit deux amour se mamourenner avec amour. Quel sentiment chaleureux!! Il décide de rester.

Tous les mamouren n'ont pas sa chance. Car une fois que tu mets les pieds dans le monde de gauche , tu es envahi par un sentiment pénible et dévorant. Celui du verre à moitié vide.
Mais mamouren a choisi le verre à moitié plein. Il a choisi la porte de l'espoir.

Le lipogramme

monsieur,
ecrire a vous, non a ma mere ou a ma soeur! sacre vie!!
mais un roi saura me ramener a eux, un roi saura me venir en ami.
ici, ou nous ne savons vous servir, car nous ne sommes aimes. savons nous nous amuser? non! sourire? non!! rire? non!!!
nous sommes ces animaux crasseux, assassines via ces murs. nous mourons sans cesse, nous renaissons, nous connaissons une vie sans amour.
ma vie se resume a ces courses vaines, ou ma ruse vise mon ennemi mais ne ramene rien.
me voir ravie... ce reve s'en va, avec s'en va mon sourire, navre.
nous vous venons en marins sans mer.
ramene moi ma mer.

C'est comme si...

C'est comme si je ne savais jamais ce que je voulais faire...
C'est comme si j'étais une éternelle insatisfaite...
C'est comme si ma vie pendait au bout d'un fil...
C'est comme si le vrai sens de la vie m'échappait...
C'est comme si je t'aimais mais que je n'osais te l'avouer...
C'est comme si j'avais peur. Mais de quoi ai-je peur?
C'est comme si j'avais rêvé de toi...
C'est comme si mes souvenirs m'étouffaient...
C'est comme si je me noyais dans mon passé...
C'est comme si mon passé me rattrapait toujours...
C'est comme si j'essayais de le fuir mais que je me retrouvais encore et toujours piégée par les milliers de mines qu'il a posées dans ma vie...

Topsy -Turvy

Montez avec moi les escaliers descendants...
Contemplez cette vue avec des yeux clos
Marchez sur les flaques sans vous mouiller les pieds
Volez dans le ciel sans ailes ni plumes
Faites le tour de la vie assis sur votre chaise
Avancez dans le passé
Levez vous par terre et tomber dans les nuages
Montrez vous caché
Parlez la bouche fermée
Descendez avec moi les escaliers montants...