lundi 27 octobre 2008

L’heure est à la prospection

L’immobilier est risqué, acheter des actions c’est du suicide. Il faut savoir sur quoi se rabattre : l’or.

Ce matériau qui fait le bonheur des dames qui le portent avec élégance est la seule valeur sûre en ces temps de crise. Il serait alors bête d’amodier vos mines ou même vos terres, qui sait, vous y trouveriez peut être un petit filon en fouillant un peu !!

A vos pioches pionniers (oups je voulais dire citoyens), la ruée vers l’or vient de commencer !

vendredi 24 octobre 2008

Français, pour nous, ah! quel outrage

Une bêtise de taille (au figuré. En vrai on a du mal à y croire !) … Nicolas Sarkozy.

Dans son souci de montrer qu’il ne fait rien à moitié, il s’est rendu compte qu’il restait un château encore debout avec ses tours. Le stade n’a en effet pas encore pris de coups !

Alors que la crise fût l’opportunité pare excellence pour fourrer son nez dans les affaires des banques et des PME, les sifflements n’ont pas su trahir le président.

Voilà en effet une offrande de qualité, de quoi permettre au chef d’état de montrer (encore une fois !) que même en sport il avait son mot à dire !

Son patriotisme n’a pas d’égal ! Il a été offusqué, blessé dans son amour pour sa patrie, par des milliers de supporters qui n’ont pas su respecter l’hymne de son pays… celui qui fait sa fierté !?


Sarkozy a sans doute trouvé bon d’exprimer sa déception du peuple maghrébin au lendemain du match.

Mais ne laissons pas le président porter le poids de cette bêtise tout seul. Ses ministres, ses gentils toutous que dis-je, ont bien rempli leur rôle en proposant des soi disant solutions pour éviter qu'un tel "drame" se reproduise... ou peut être était ce pour montrer à Sarkozy qu'ils se sentaient aussi trahis que lui?

On a eu le fameux "on devrait délocaliser les matchs qu'on joue contre ce genre de pays". Quand on voit que non seulement la Tunisie, mais aussi l'Algérie, le Maroc, Israël, l'Italie, tous ont sifflé l’hymne nationale, on ne peut qu'envier les joueurs de l'équipe de France pour la chance qu'ils ont. Voilà en effet cinq destinations vers lesquelles ils feront encore plus de voyage!

Force est de constater que cette proposition est d’une bêtise consternante. Si les français eux même huaient leur propre hymne (et c’est déjà arrivé) on se demande où ils iraient « délocaliser » leur match !


Puis il y a eu "tout match avant lequel l'hymne est sifflée sera interrompu..." les quelques 80.000 supporters du stade de France vont gentiment se mettre en file indienne, et sortir dans le calme un par un, sans grabuge, en ignorant les billets qu’ils ont acheté pour rien et qu’ils viennent de jeter par terre, le match qu’ils venaient tous regarder mais qui n’a pas eu lieu. Mais Roselyne Bachelot n’a pas peur des conséquences, elle a confiance en les forces de l'ordre, "on prendra les mesures nécessaires pour éviter les débordements". Je me demande ce qui se serait passé ce soir là s'ils avaient arrêté le match! Mais je me demande surtout à quoi sert l’FFF si l’état décide quel match arrêter ou pas. Sans parler des conséquences que ça aurait sur les joueurs eux même. Et c’est sensé nous faire peur ?


Mais si la marseillaise a été tant de fois sifflée, les réactions n’ont pas toujours été aussi vives.

France-Israël. L’hymne a été copieusement sifflée. Les politiciens n’en ont pourtant pas fait un drame. Nos amis israéliens auraient ils trouvé grâce aux yeux des politiciens français ? Ou est ce le gouvernement qui est devenu allergique à tous qui porte le cachet « Maghreb » ?

"En effet, même si la France a eu pendant des années une politique coloniale en Tunisie, même si les Français d'origine tunisienne, et plus largement les Maghrébins ou les Français d'origine maghrébine (...), sont trop souvent victimes de discrimination et de harcèlement policier (...) il n'en demeure pas moins que la République, en dépit de ses promesses non tenues, n'est pas à humilier en sifflant son hymne", écrit M. Hammadi, responsable au PS.

On voit que certains n’hésitent pas à sortir « les vieux dossiers », dont personne d’autre ne se rappelle d’ailleurs. Quels rancuniers tout de même ces tunisiens ! Profiter d’un match de foot en 2008 pour manifester contre la colonisation de la Tunisie en 1881 !!


Voyant une dimension politique à tout, les politiciens s’amusent à interpréter tout acte, toute parole de sorte à pouvoir justifier des mesures qui leur mettraient les médias à dos en temps normal. Mais le plus consternant dans tout ça, c’est que les médias ont joué le jeu. L’incident a fait la une des journaux et on en parle encore… mais pas assez pour faire passer la crise financière à la trappe.

Si les membres du gouvernement ont réussi à détourner l’attention pour quelques temps, le vrai problème ne s’est pas fait prié pour refaire surface. Mission partiellement réussie !


Devrait-on reprocher aux supporters d’avoir un faible pour leur pays d’origine et de l’exprimer d’une manière pas tout à fait délicate, certes, mais parfaitement inhérente à l’ambiance d’un stade de foot !?

mercredi 15 octobre 2008

Toujours fidèles à nous même

F

France-Tunisie, un match que des milliers de supporters franco-tunisiens attendaient avec impatience. Mais quand la France nous invite pour un match amical dans son plus grand stade, et qui plus est, en l'honneur des 10 ans du stade de France, on n'a pas pu s'empêcher d'être fidèles à nous même : ingrats et irrespectueux. La marseillaise a été sifflée, « c'était prévisible », diraient certains, ça reste quand même assez choquant.

On ne s'étonnera donc pas d'entendre la presse Française parler d'indignation, d'irrespect et d'injure, les journaux ne parlent que de ça, même le match est passé aux oubliettes.

Les siffleurs étaient, certes, une minorité et ne reflètent pas le comportement Tunisien en général, leur comportement ne sert cependant pas la cause des tunisiens qui se plaignent du regard que portent les Français sur eux et des harcèlements des policiers à leur égard.

On pourrait cependant penser que la réaction des tunisiens n'est que réponse à une société qui les a mal ou peu intégrée. Mais ceci est peut être justement dû au comportement des tunisiens eux même.

Irait on jusqu'à chercher qui des deux a commencé le premier au risque devenir aussi puérils que ces bandes de jeunes en manque d'éducation?

C'est néanmoins étonnant, voire désolant, de voire qu'une partie de ceux qui ont sifflé étaient des Français d'origine maghrébine. « Quand on est adopté par un pays on respecte son hymne nationale ».

La France ne veut plus de nos équipes nationales, on est bien récompensés et on ne fait à chaque fois que tout foutre en l'air. Eh bien, bien fait !

On s'abstiendra de tout commentaire concernant les hymnes qui ont été faussement et affreusement « chantées ».

Pour revenir au match, puisque match il y avait et il n'a pas été interrompu (aussi étonnant que cela puisse paraitre), alors que la Tunisie a comme même pas mal joué, les spectateurs tunisiens, plus fauteurs de trouble que supporters, n'ont même pas pris la peine d'apprécier le match et les performances des joueurs, se contentant de siffler comme des gamins.

Fin mot de l'histoire : victoire 3-1 pour la France, score tout aussi prévisible que les sifflements !

mercredi 8 octobre 2008

Surendettement des ménages et crédits de consommation

Les banques et autres organismes financiers ne sont pas à cours d'idées quand il s'agit de nous prêter de l'argent. Ils sont prêts à tout pour aider les pauvres "petits" consommateurs que nous sommes et pour qu'on ne se prive de rien.
Œuvre de charité ou cadeau empoisonné? Les consommateurs ne se doutent de rien jusqu'à ce que le loup montre des dents.

Crédit après crédit, les ménages se retrouvent dans une situation de surendettement de laquelle ils ne savent plus s'en sortir.
Le facteur déclenchant est en général un imprévu: accident de travail ou maladie qui empêche un des deux conjoints de reprendre le travail, un déménagement qui implique des frais supplémentaires (transport notamment), un travail à moindre salaire ou plus petits avantages.
Le ménage qui n'est alors pas encore alarmé, ne modifie en rien ses habitudes de consommation. Ses loisirs restent les même, ses exigences en confort aussi. Le budget quotidien n'est pas revu à la baisse, mais la famille n'a pas les même moyens qu'avant. Et pour pouvoir garder le même niveau de vie, ils ont recours aux crédits de consommation et autres prêts personnels. Le hic... il faut rembourser ce crédit, et comme c'est un crédit à court terme, les mensualités sont assez élevées et le taux aussi.

Un prêt qui peut aller jusqu'à 20000 euros et qu'il faut rembourser en 5 ans maximum. Conclusion: des mensualités qui varient en général entre 50 et 400 euros et un taux entre 8 et 11%.
Le ménage se retrouve donc avec des dépenses mensuelles supplémentaires, alors qu'il n'arrivait déjà pas à couvrir tous ses besoins, aussi superflus soient ils, parce que quand on s'habitue à un certain niveau de vie, on a du mal à lâcher prise.

Et puis il y a les achats facilités. On fait un petit tour dans un magasin, on a un coup de cœur mais malheur, on n'a pas les moyens de l'acheter en liquide. Alors notre regard se pose sur les milliers d'affiches et pancartes "achetez maintenant et payez sur X mois". On se dit qu'on pourrait alors s'offrir la petite merveille qui nous fait tant plaisir. Direction rayon crédit. On ne nous demande aucun justificatif, ni salaire, ni revenus, rien. On ne vérifie pas qu'on est capable de rembourser, mais on se retrouve comme même, à peine 10mn après, avec jusqu'à 4000 euros à dépenser.
Le taux est très élevé, encore une mensualité en plus à payer.

Et puis crédit appelant crédit (puisque tous nos revenus disparaissent désormais avec des remboursements qui s'accumulent), vous réalisez que le total des mensualités à payer pour rembourser les crédits dépasse vos revenus. Le compte en banque passe au rouge. Et comme il faut que la banque profite aussi de la situation, elle vous enfonce encore plus avec des frais et agios.

Les familles surendettées peuvent bien sur se tourner vers la banque de France (commission de surendettement) où dans le pire des cas leur dossier est refusé, parce que la commission estime que leur cas n'est pas perdu et qu'ils peuvent s'en sortir tous seuls. Le meilleur des cas est de voir ses dettes effacées (ouf!) et puis il y a la solution intermédiaire: les dettes sont réaménagées et étalées sur plusieurs de mois avec des mensualités beaucoup plus réduites.

Un traitement du problème à la racine (organismes financiers et crédits personnels à volonté) serait cependant la meilleure solution pour éradiquer ce phénomène qui ne cesse d'engloutir des milliers de ménages chaque année.

En 2006, 695 000 ménages étaient en situation de désendettement, un chiffre qui a augmenté de 2600 en une année.